vendredi 29 juin 2018

ROBIN Eugène (Décédé à 21 ans)




    Eugène Auguste Valentin ROBIN est né à Marsais Sainte Radegonde (Vendée) le 24 décembre 1892 et a été enregistré sur les 4 heures du soir par monsieur Mathurin FROMAGET maire. Il est le fils de Pierre Jean Baptiste ROBIN 31 ans, cultivateur et de Valentine BONNENFANT 28 ans, ménagère.
    Eugène aura une sœur, Marie Eugénie Valentine née le 26 juin 1895  à Marsais (85) et mariée à Saint Martin de Bernegoue le 9 novembre 1920 à Charles Paul MARILLAS.
    En 1906 (recensement), la famille ROBIN était en ferme au grand bousseau de Prissé La Charrière et en 1911 (recensement) elle était répertoriée à fonclairouin dans la partie du village dépendant de la commune de Saint Martin De Bernegoue. En 1926, elle était toujours présente dans ce village.



Recensement de 1911, village de Fonclairouin.




Recensement de 1926, Village de Fonclairouin.


(Une erreur a été commise sur le lieu de naissance de Marie ROBIN, elle n'est pas née à Fontenay le Comte mais bien à Marsais Sainte Radegonde en Vendée)







    Lors du conseil de révision, Eugène ROBIN est classé dans la première partie de la liste en 1913 et déclaré "bon pour le service armé".
    Inscrit sous le N° 38 de la liste du canton de Prahecq, il mesure 1,64m et déclare être cultivateur.
Signes particuliers relevés au conseil de révision : nez tordu à droite et cicatrice au côté droit du menton.
    Il a le numéro matricule 72.
    Il est incorporé à compter du 9 octobre 1913 au 49ème RAC (régiment d'artillerie de campagne), arrivé au corps et 2ème canonnier le dit jour,






    Son parcours dans la grande guerre sera de courte durée, il décèdera le 9 août 1914 à l'hôpital de Sainte Savine (Aube) suite à un accident de chemin de fer de Troyes (avis officiel).













Acte de décès de Eugène Auguste Valentin ROBIN aimablement fourni par sa petite nièce M Hélène MARILLAS PROUST de Benet (85)




                 Campagne contre l'Allemagne du 2 au 9 août 1914




    Il aura la mention "Mort pour la France" et est inscrit sur les monuments aux morts de Saint Martin de Bernegoue (79) et de Marsais Sainte Radegonde (85).







    Je n'ai pas encore trouvé de sépulture pour Eugène Auguste ROBIN

 

CLER Henri (Décédé à 23 ans)




    Émile Henri CLER est né à Aiffres le 14 octobre 1890 à 7 heures du matin au lieu-dit "Le Petit Martigny" de Louis Gabriel CLER cultivateur, 37 ans et de Éléonore PERSONNEAU 32 ans sa légitime épouse (ou PARSONNEAU suivant les actes). Il a été enregistré le même jour sur les dix heures du matin par Mr Charles RIBRAULT maire en présence de Jean BOURDEAU 52 ans instituteur et Ernest VINCENT 22ans instituteur adjoint, tous les deux demeurants à Aiffres.



    Après le décès prématuré de Louis Gabriel le 1er septembre 1893 alors que son fils n'a qu'à peine 3 ans, Éléonore se remarie le 8 janvier 1902 à Saint Martin de Bernegoue avec André Théodore ROUSSEAU et une fille viendra au monde le 11 du même mois, Georgette qui sera l'épouse de Mr René LARGEAU de Bernegoue. Suite aux deux premiers veuvages de André Théodore ROUSSEAU, Émile Henri se retrouve avec des demies-sœurs et frères supplémentaires dont du premier mariage avec Marie Victorine GEOFFROY : Théodorine Clémentine ROUSSEAU épouse de Émile BAUDOUIN (grands-parents de Jean BAUDOUIN) et du deuxième mariage avec Célinat RAUD : Françoise Marie Léa ROUSSEAU (mère de Camille ROUSSEAU et grand-mère de Annie ROUSSEAU épouse de Lionel PROUST) et Émile Henri ROUSSEAU époux de Léa GANDREUIL (anciens propriétaires de la maison située rue de la figère où se sont succédés Bernard VOLEAU, Jean-Luc BOISSELET et Jean-Loup MOMON).

    Inscrit sous le numéro 32 de la liste du canton de Prahecq, Émile Henri CLER mesure 1,63, déclare être menuisier, il aura le N° matricule 57.



    Incorporé à compter du 7 octobre 1911, arrivé au corps au 125ème RI et soldat de 2ème classe le dit jour, sapeur de 1ère classe le 25 septembre 1912.




    Maintenu sous les drapeaux par application de l'article 33 de la loi du 21 mars 1905 et passé dans la réserve le 8 novembre 1913.
    Certificat de bonne conduite accordé.





    Mobilisé par décret du 1er août 1914, arrivé au corps le 3 août 1914. Tué à l'ennemi (du 24 août au 26 août 1914) à Réméréville (Meurthe et Moselle), la date du décès sera arrêtée au 25 août 1914.








                                Il sera déclaré Mort pour la France.



 
  Campagne contre l'Allemagne du 3 août 1914 au 26 août 1914.


    Émile Henri est inhumé à la nécropole nationale "Champenoux" (Meurthe et Moselle), tombe individuelle N° 1286.




BOUDREAU Léon (Décédé à 27 ans)





    Léon André BOUDREAU est né à Prahecq le 13 avril 1887 et a été enregistré le jour même par Mr DUPIT Hippolyte maire en présence de François GEOFFROY 30 ans demeurant à Prahecq, clerc de notaire et de François CHATAIGNER 40 ans, cultivateur dans la même commune. Il est le fils de Pierre André BOUDREAU 28 ans cultivateur à Prahecq et de Anne CHUILLET 18 ans ménagère à Prahecq. Trois frère et sœurs viendront augmenter la famille, Marie louise Mélina le 27 juillet 1889, Eugène Émile le 14 août 1897 et Blanche Aimée le 14 avril 1900.




    Par décision du conseil de révision, Léon André BOUDREAU sera classé dans la première partie de la liste en 1908, il mesure 1,66m avec un degré d'instruction de niveau 3, il est cultivateur.
    Inscrit sous le N° 17 de la liste du canton de Prahecq, incorporé au 135ème régiment d'infanterie à compter du 6 octobre 1908, arrivé au corps comme soldat de deuxième classe, passé soldat de première classe le 21 juillet 1909 et envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1910 avec le certificat de bonne conduite accordé, Passé dans la réserve de l'armée active le 1er octobre 1910.





    Léon André épousera le 10 octobre 1910 à Saint Martin de Bernegoue demoiselle Louise Adélina MANGOU et aura deux filles ; Marie Anne le 1er octobre 1911, mariée avec Gaston GAUFICHON de Saint Romans des Champs et Louise Aimée le 7 octobre 1912, qui resta célibataire et tint le commerce épicerie bureau de tabac de Saint Martin à la suite de sa mère et jusqu'à sa retraite, route de St Romans des Champs en face la ferme BAILLON / TESSON, après avoir été comptable à la panification de Prahecq.




    Léon André BOUDREAU a effectué une période d'exercices dans le 135 RI du 29 août au 20 septembre 1912.





    Mobilisé par décret du 1er août 1914, arrivé au corps le 4 août 1914 au 206ème régiment d'infanterie.

    Décédé le 7 septembre 1914 des suites de blessures de guerre à Champenoux, Meurthe et Moselle,(Avis officiel du ministère de la guerre).








                    Campagne contre l'Allemagne du 4 août 1914 au 7 septembre 1914.


    Léon André BOUDREAU est inhumé dans le cimetière de Saint Martin de Bernegoue, il repose auprès de son épouse et de sa fille Louise Aimée.






INGRAND Ernest  (Décédé à 25 ans)



    Ernest Armand INGRAND né le 17 janvier 1889 et enregistré par Pierre GEAY maire de Saint Martin de Bernegoue avec comme témoins, Jean MANGOU, 38 ans et Pierre Archimbault, 28 ans, tous les deux cultivateurs à Saint Martin,  est le fils de Frédéric INGRAND, 33 ans, cultivateur né à Beaussais et de Louise Archimbault, 33 ans, ménagère née à Prailles.
    Ernest est le deuxième enfant d'une fratrie de trois dont Scédéric né le 28 décembre 1884, marié à Marie-Louise BÉGUIER et décédé le 13 juin 1937 à Saint Martin, Julia née le 4 mai 1895, mariée avec Gabriel Ernest SINANT et décédée à Niort le 10 octobre 1966.



 
 
 
Marie-Louise BEGUIER épouse de Scédéric INGRAND, frère de Ernest
(entre 1940 et 1942)
 


    Après décision du conseil de révision, Ernest est classé dans la première partie de la liste en 1910 et inscrit sous le numéro 2 de la liste du canton de Prahecq, il mesure 1,61m, a un degré d'instruction générale de niveau 2, il aura comme numéro matricule de recrutement le 36.
    Incorporé au 56ème régiment d'infanterie à compter du 3  octobre 1910, arrivé au corps et soldat de 2ème classe le dit jour, passe dans la réserve le 1er octobre 1912. Certificat de bonne conduite accordé, maintenu au corps du 25 septembre au 24 octobre inclus (art_39 de la loi du 21 mars 1905).







    Mobilisé par décret du 1er août 1914, affecté au 114ème RI, arrivé au corps le 3 août 1914.





Drapeau du 114ème RI


    Tué à l'ennemi le 18 septembre 1914 à la Fère-Champenoise (Marne)








    Campagne contre l'Allemagne du 3 août au 18 septembre 1914

    Aucune sépulture trouvée pour le moment

 

MOINET Théodore (Décédé à 22 ans)




    Gil Théodore MOINET né le 8 mars 1892 à Saint Martin de Bernegoue sous la mandature de Mr Baptiste COURTOIS est le fils de Auguste Théophile MOINET 32 ans, cultivateur né à Brûlain et de Marie Françoise CHUILLET 25 ans, née à Saint Martin. Il a été enregistré le même jour en présence de André VALENTIN 39 ans cultivateur et de Louis MARTIN 48 ans garde-champêtre.
    A la naissance de Gil, les époux MOINET avaient déjà une fille née le 1er mai 1887, Louise Emma qui sera l'épouse de Amédée PICOU, tué à la guerre le 2 novembre 1914.




    Lors du conseil de révision, Gil Théodore MOINET a été classé dans la première partie de la liste en 1913 et déclaré bon pour le service, il mesure 1,58m, a un degré d'instruction générale de niveau 3 et dit être cultivateur.
    Inscrit sous le numéro 30 de la liste du canton de Prahecq, il sera incorporé à compter du 8 octobre 1913, arrivé au corps et soldat de 2ème classe le même jour.





    Au moment de la mobilisation générale, Gil MOINET est toujours sous les drapeaux au 77ème régiment d'infanterie.





    Il sera tué le 26 septembre 1914 au combat de Bois Noir, ferme de Moscou sur la commune de Prosnes, massif de Moronvilliers (Marne). 






    Campagne contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 26 septembre 1914

    Il est inhumé à la nécropole nationale "Sept-Saulx" (Marne), tombe individuelle N° 1601.